Dessiner pour créer du lien
Cette fois, direction l’Hérault avec la UDFRA 34… et quelques cases de BD !
Pour la Trans’Occitane, Thomas a choisi de raconter Cessenon-sur-Orb en mêlant histoire, légende et patrimoine local.
Mais derrière cette page de BD, il y a surtout une histoire beaucoup plus personnelle : celle d’un petit garçon pour qui le dessin est devenu une façon d’aller vers les autres.
Alors cette fois, on laisse Thomas nous raconter comment le dessin est entré dans sa vie… et pourquoi il ne l’a plus vraiment quitté.

Je m’appelle Thomas, j’ai 47 ans. J’ai grandi dans un petit village du Gard où nous étions une douzaine d’élèves du CP au CM2, réunis dans une seule salle avec une seule institutrice. Il n’y avait ni poste ni aucun commerce, seulement une boucherie ambulante dans un vieux camion des années 70. Et lorsque je suis arrivé dans le collège de secteur, avec près de 1 000 élèves, le choc a été rude.
Je me suis réfugié dans mon monde intérieur à travers le dessin et c’est devenu un moyen de communiquer, un moyen de me faire des amis. Je pense que c’est pour cela que le dessin a eu autant d’importance dans ma vie depuis cette époque. C’était ma manière de créer du lien entre moi et le monde. Et c’est devenu une partie de mon identité.

Mes études d’arts plastiques au lycée puis à la fac m’ont aussi beaucoup apporté dans l’analyse de l’image, l’histoire des arts et la compréhension du monde.
Cela m’a aussi permis de comprendre les fragilités et les blessures présentes en chacun d’entre nous, c’est aussi ça, être « artiste ». Cela permet une approche plus empathique de l’autre.
C’est une autre part de mon identité : chercher à comprendre l’humain et le monde dans lequel on vit.
Et la matière « historique » prend naturellement sa place dans cette identité que j’ai développée. C’est donc avec plaisir que j’ai travaillé sur des albums de BD historique et de BD documentaire aux éditions Petit à Petit, ou dans des revues jeunesse comme « Arkeo ».

Et depuis quelque temps, je réalise des pages de BD pour les villages de l’Hérault avec le réseau UDFRA34 ou avec l’URFR d’Occitanie.
Pour la Trans’Occitane 2026, j’ai réalisé une page de BD pour le village de Cessenon-sur-Orb, mêlant histoire, légende et patrimoine local.
Ma manière de venir à la rencontre d’un territoire et de ses habitants.
Thomas Balard









