À dix ans, il commence à regarder le monde autrement

24 septembre 2026

Cette fois, direction le Lot avec la FD 46 !

Et pour cette fédération, nous allons rester un petit peu plus longtemps, puisqu’il y a deux belles histoires à vous raconter.

On commence avec Michel et une passion qui l’accompagne depuis l’enfance : la photographie.

Son terrain de jeu préféré ? Anglars, son village, ses paysages, ses habitants… et tout ce qui peut accrocher son regard au détour d’un chemin.

Alors pour commencer, partons tout simplement avec lui, son appareil photo à la main.

À dix ans, il commence à regarder le monde autrement

Chez Michel, la photographie est une vieille histoire. Une très vieille histoire même, puisqu’elle commence lorsqu’il a dix ans.

C’est à cet âge-là qu’il découvre le cadrage et la composition. Il ne connaît pas encore forcément tous ces mots, mais il découvre déjà qu’une photo, ce n’est pas simplement ce qu’on a devant les yeux. C’est aussi ce que l’on choisit de mettre dans le cadre, la façon dont on organise les choses, ce que l’on a envie de montrer.

Trois ans plus tard, avec un copain qui possède le matériel, il développe ses premières photos.

Et là, pour les plus jeunes qui n’ont connu que le numérique, il faut imaginer : pas d’écran derrière l’appareil pour vérifier immédiatement si la photo est réussie. Il faut attendre le développement et voir peu à peu l’image apparaître sur le papier.

Michel, lui, se souvient très bien de cette première image. Il dit même qu’elle lui a définitivement « inoculé la passion de la photographie ».

Et le virus était plutôt costaud : six décennies plus tard, il est toujours là !

Depuis, bien sûr, son regard s’est enrichi. Avec la photographie, mais aussi avec le dessin, la peinture, la littérature ou encore la musique. Et puis surtout avec toutes ces heures passées à observer avant de photographier.

Car Michel ne cherche pas forcément l’image spectaculaire. Ce qui peut lui donner envie de déclencher, c’est une expression sur un visage, une lumière, un équilibre… quelque chose qui, à cet instant-là, l’a simplement touché.

Et pour trouver tout cela, il n’a pas forcément besoin d’aller très loin.

Son terrain de jeu préféré, comme il l’appelle lui-même, c’est Anglars, son village dans le Lot. Il l’arpente dans tous les sens, par tous les temps et à toutes les saisons. Il photographie ses paysages, bien sûr, mais aussi ses habitants, qu’il aime saisir au détour d’un chemin ou simplement au hasard d’une rencontre.

Photographie de Michel - Blettes

Il emmène aussi son appareil ailleurs, vers l’Aubrac, la côte Atlantique ou la Bretagne nord. Mais on sent bien, lorsqu’il parle d’Anglars et de ses habitants, qu’il y a là quelque chose d’un peu particulier.

Photographie de Michel - Pierre et lierre

Et si les photos se mettaient à parler ?

Lorsque le Foyer Rural du Bourg lui demande de chercher des photos autour du thème de « La parole en action », Michel va fouiller dans toutes ces images accumulées au fil du temps.

Il en choisit 27.

Mais cette fois, ce n’est plus seulement son regard qui compte. D’autres vont poser le leur sur ses photographies et certaines vont faire naître des mots.

Treize photos inspirent de courts poèmes, parfois même plusieurs pour une seule image.

Photographie de Michel - Bœuf et âne

Michel, au détour d’un chemin, prend une photographie parce que quelque chose l’a touché : une expression, une lumière, un équilibre. Puis quelqu’un d’autre regarde cette image, y voit autre chose, ressent autre chose… et quelques mots viennent se poser dessus.

Une même photographie peut même faire naître plusieurs textes, plusieurs regards, plusieurs façons de la raconter.

Photographie de Michel - Dans ce vieux café

Les images et les textes se retrouvent ainsi ensemble à la Trans’Occitane, puis cet été dans les villages.

Et l’histoire ne s’arrête pas là puisque quatre de ces photos, accompagnées de leurs textes, vont maintenant rejoindre le chemin entre Anglars et Le Bourg, dans le cadre de « CheMain Faisant », une balade où l’on découvre aussi les œuvres d’artistes locaux.

Michel Weber

Mais pour la FD 46, la parole ne s’est pas arrêtée aux photographies de Michel et aux mots qu’elles ont inspirés.

À la Trans’Occitane, d’autres histoires venues d’Anglars ont aussi pris vie. Cette fois, pas à travers une image, mais sur scène, avec Léa.

Et pour découvrir comment des témoignages d’habitants sont devenus une lecture théâtralisée, il faudra donc pousser encore un peu la porte…

La suite arrive très bientôt.

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